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Janvier 2026 - N°23 - Newsletter IA et Territoires
L’Hub France IA a lancé une base de ressources pour une IA frugale entièrement gratuite et mise à jour régulièrement grâce à un comité éditorial qui se réunit mensuellement et qui est représentatif de l’écosystème (acteurs publics, universitaires, fournisseurs de solutions IA, entreprises, associations, presse…).
Vous cherchez par exemple des ressources clés pour comprendre et mettre en œuvre l’IA frugale dans vos projets IA ? Pour estimer ou mesurer l’empreinte environnementale de vos systèmes d’IA ? Ou encore vous formez à l’IA frugale ? Chaque ressource est référencée selon le type d’audience (utilisateur, décideur, équipe projet, fournisseur de solutions IA), le type de ressource et le thème de la ressource pour que chacun puisse trouver ce qu’il lui faut en 2 clics.
Si vous souhaitez soumettre des ressources tout au long de l’année, vous pouvez le faire à
cette adresse email : ia-frugale@hub-franceia.fr
Les journées des 13 et 14 janvier ont été l’occasion pour les lauréats des appels à projets TID (Territoires Intelligents et Durables) et DIAT (Démonstrateurs d’IA frugale pour les Territoires) de France 2030, opérés par la Banque des Territoires, de se retrouver à Dijon.
Ouvertes par Éric Houlley, vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, Perrine Serre, secrétaire générale pour les affaires régionales (Préfecture Région Bourgogne-France-Comté), Dresnay Charles, directeur régional de la Banque des Territoires et de Thomas COTTINET, directeur de l’Ecolab du CGDD, ces journées ont réuni plus d’une centaine de participants venus de toute la France.
Puisque l’ensemble des projets est en phase de opérationnel, les lauréats ont pu partager leur retours d’expériences et d’étudier la réplicabilité de leur solution. Ces échanges ont pu se faire dans le cadre de démonstrations, d’ateliers et de visites de terrain pour renforcer la dynamique collective et préparer la pérennisation des projets.
Retours sur le webinaire “Les potentiels de l’intelligence artificielle au service de l’adaptation au changement climatique” qui a eu lieu le 20 janvier 2026 à l’occasion de la 4e édition du Sommet Virtuel du Climat.
Les conséquences du dérèglement climatique sont dévastatrices et tendent à s’accentuer dans les prochaines années. C’est pourquoi il faut, en plus de prendre des mesures pour atténuer ce réchauffement, agir en faveur de l’adaptation de nos territoires. C’est l’enjeu du 3e Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC), qui a été publié en mars 2025. Cette planification prévoit à sa mesure 51, de mobiliser des solutions d’intelligence artificielle au service de l’adaptation au changement climatique. Que ce soit pour le suivi de l’érosion du trait de côte ou la prévention des inondations, l’IA peut être un effet un outil de choix pour agréger des données pour extraire des tendances, effectuer des alertes ou prédire une dynamique.
Ce webinaire a été introduit et animé par Matthieu Porte, Adjoint chef du Bureau Data/IA à l’Ecolab du CGDD. Matthieu Brient, Conseiller Les Interconnectés, a parlé des cas d’usages de l’IA au service de l’adaptation au CC dans les territoires et la bibliothèque d’IA territoriales. Eliot Combe-Mazeron, Chef de projet Fonds Vert à la DGALN, est revenu sur la mesure 51 du PNACC et a fait un retour sur des projets retenus pour l’appel à projet Fonds vert. Matthieu Dufresne, Consultant et formateur en hydraulique, a présenté des cas d’applications dans le secteur de l’eau. Mathilde Jay, Cheffe de projet IA frugale à l’Ecolab du CGDD, a répondu à la question "Comment ne pas faire de l’IA une maladaptation ?" avec un panorama sur l’IA frugale et les outils développés par l’Ecolab.
TransNumériques 2026 est un événement organisé par l’Inria, en partenariat avec les Agences de programmes ASIC (portée par le CEA), Agralife (portée par INRAE), CBSD (portée par le CNRS) et APRS (portée par l’Inserm), qui se tiendra à Rennes du 2 au 5 février 2026.
Cette rencontre réunit la communauté académique française et plus particulièrement treize programme de recherche impulsés dans le contexte de la stratégie nationale France 2030, dont par exemple Intelligence Artificielle (IA), Digitalisation et décarbonation des mobilités (MOBIDEC) et Numérique éco-responsable (NumEco).
Au programme : sessions plénières, ateliers et échanges visant à cerner les enjeux du continuum numérique en matière de performance, robustesse, sécurité, frugalité et impact sociétal. Seront abordés les questions de sécurité des données, post-quantique, souveraineté, data/IA, etc.
La démultiplication du recours à l’IA générative, conjuguée à l’omniprésence du numérique génèrent des risques environnementaux clairement indentifiables :
Conscientes de ces enjeux environnementaux, de nombreuses entreprises intègrent des réflexes frugaux visant à limiter et mesurer l’impact de l’IA et des usages numériques. Afin de mettre en avant ces initiatives, l’association française des Entreprises pour l’Environnement (EpE) en collaboration avec l’Institut du Numérique Responsable (INR) a publié en novembre dernier une enquête inédite portant sur « Le pilotage environnemental des projets IT à l’heure de l’IA ». Ce document propose une approche quantifiée et illustrée des pratiques concrètes de pilotage environnemental de projets numériques et d’IA menées par les entreprises.
Ainsi, la moitié des entreprises ont déclaré formaliser pour certains projets IT une évaluation de l’impact environnemental avant d’investir. Concrètement, deux tiers des entreprises participantes prennent en compte les émissions de GES, la moitié l’énergie, et un tiers les enjeux matières. De nombreuses entreprises intègrent l’analyse de l’empreinte carbone de leurs systèmes IT.
Plusieurs leviers pour réduire l’impact ont été identifiés allant de l’optimisation des modèles (ex. : Small Language Models chez Veolia) à des initiatives de gouvernance et compétences (ex. : groupe de travail pluridisciplinaire chez ADP) tout en passant par la mesure systématique de l’empreinte (outils comme EcoMind AI de Sopra Steria), enfin, certaines entreprises tentent d’agir sur la chaîne de valeur notamment auprès des clients/usagers via la sensibilisation aux bonnes pratiques (ex. : guide de prompting sobre chez EDF).
Si l’IA générative reste en exploration, l’IA prédictive (plus sobre que l’IA générative) montre des résultats positifs dans la réduction d’impacts environnementaux. Plusieurs champs de réduction de l’impact sont exploités. En ce qui concerne l’énergie, Schneider Electric optimise les microgrids et réduit la consommation des bâtiments. Pour l’eau, InVivo réduit de 25 % la consommation dans ses usines grâce à des jumeaux numériques.
Globalement, on observe qu’une diversité de bonnes pratiques existent d’ores et déjà, avec un intérêt croissant pour l’IA frugale. Or, bien que des pratiques de pilotage et d’évaluation émergent, elles restent contraintes par :
L’Autorité a publié une étude sur les enjeux de concurrence liés à l’impact énergétique et environnemental de l’IA.
L’Autorité constate que cet impact sur les ressources énergétiques et naturelles soulève des enjeux concurrentiels de trois ordres :
Enfin, compte tenu de ces enjeux, l’Autorité insiste particulièrement sur la nécessité de disposer de données fiables et transparentes sur l’empreinte énergétique et environnementale de l’IA, afin de permettre l’expression du jeu concurrentiel sur ces aspects. Une telle transparence, y compris obtenue par le biais de la mise en place de standards, permettrait en outre que la frugalité puisse pleinement jouer son rôle de paramètre de concurrence. L’Autorité précise également qu’il convient de s’assurer que l’accès aux zones adaptées à l’implantation de centres de données et à l’énergie, en particulier à l’électricité d’origine nucléaire, ne se fasse pas à l’avantage de certains acteurs uniquement.
Par conséquent, l’Autorité invite l’ensemble des parties prenantes à prendre la mesure de ces enjeux et, le cas échéant, à la saisir s’ils suspectent l’existence de pratiques potentiellement anticoncurrentielles ou à solliciter du Rapporteur général de l’Autorité des orientations informelles sur la compatibilité de leurs projets poursuivant des objectifs de durabilité avec les règles de concurrence.
N°23 - Newsletter IA et Territoires
Rédaction : Ecolab est le laboratoire d’innovation de la transition écologique du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires. Logé au sein du Commissariat Général au Développement Durable (CGDD), Service Recherche et Innovation, il est chargé de l’animation de l’écosystème greentech et de la mobilisation de la donnée et de l’intelligence artificielle au service des transitions écologiques, énergétiques et de France Nation Verte. La Communauté des Acteurs de l’IA dans les Territoires vise à partager les bonnes pratiques et les retours d’expérience de projets IA au service de la transition écologique dans les territoires. Un des objets concrets est l’appui et la diffusion des solutions expérimentées dans le cadre de l’appel à projets « Démonstrateurs d’IA frugale pour la transition écologique dans les territoires ». Elle s’appuie sur un partenariat de l’Ecolab (Service Recherche et Innovation du CGDD) avec les Interconnectés et Hub France IA pour augmenter en visibilité auprès des collectivités et de l’écosystème économique. Ecolab tient à réunir la communauté des acteurs de l’IA dans les territoires lors de différents ateliers organisés chaque année, en présentiel ou via des webinaires. Retrouvez-nous sur notre site internet : https://greentechinnovation.fr/les-acteurs-de-lia