Les publications du CGDD

Lettre mensuelle - n° 13 - Septembre 2026

Nos publications de juillet et août

Environnement

Les territoires français couverts par les dispositifs de protection forte de la biodiversité au 1er janvier 2026
La stratégie nationale pour les aires protégées a fixé l’objectif de protéger la biodiversité sur au moins 30 % du territoire national d’ici à 2030 et 10 % par des dispositifs de protection dite forte. Au 1er janvier 2026, les espaces sous protection forte représentent 637 300 km², soit 5,9 % du territoire français.

Les prélèvements d’eau douce par usage en France en 2023
En 2023, 29,4 milliards de m³ d’eau douce ont été prélevés en France (hors production hydroélectrique). L’eau est prélevée pour différents usages : 45 % est destiné au refroidissement des centrales électriques, 20 % pour l’alimentation des canaux de navigation, 18 % pour l’eau potable, 10 % pour l’agriculture et 7 % pour les autres activités économiques.

Ventes de produits phytosanitaires en 2024 : un rebond du fait d’un recours accru aux fongicides
En 2024, les ventes de produits phytosanitaires augmentent de 8 % par rapport à 2023, portées par celles des substances actives fongicides (+ 22 %). Les ventes de substances actives utilisables en agriculture biologique ou de biocontrôle ont rebondi de 17 % et atteignent leur plus haut niveau historique. Les ventes des substances les plus préoccupantes pour la santé (cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques) baissent de 14 %.

Les aides publiques environnementales en France en 2023
Les aides publiques en faveur de l’environnement visent à soutenir financièrement des activités et des actions dont l’objectif premier est la protection de l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles. En 2023, les aides publiques environnementales directes s’établissent à 6,3 milliards d’euros pour la protection de l’environnement et 8,8 milliards d’euros pour la gestion des ressources naturelles.

Transports

40 millions de voitures en circulation en France au 1er janvier 2026
Au 1er janvier 2026, 40 millions de voitures sont en circulation en France, soit 0,4 % de plus que l’an dernier. L’âge moyen du parc continue de croître légèrement pour s’établir à 11,8 ans et l’âge moyen des véhicules détruits est de 20 ans. La part des voitures à énergie thermique diesel reste prédominante, mais représente désormais moins de la moitié du parc en circulation (46,1 %). Les motorisations électriques (3,5 %) et hybrides rechargeables (2,0 %) progressent et représentent 5,5 % du parc. Voir également trois autres articles relatifs aux parcs de VUL, de PL et d’autocars.

Transport de voyageurs en 2024 : davantage d’usage des modes collectifs mais un recours à la voiture toujours important
Le transport intérieur de voyageurs en France est en hausse de 1,1 % par rapport à 2023. Le transport ferré augmente notamment de 5,9 % et dépasse son niveau d’avant la crise sanitaire (2019). Pour les déplacements domicile-travail, la voiture reste le mode de transport le plus utilisé, mais les modes dits « actifs » se développent ; la part du vélo a plus que doublé depuis 2015.

Rebond du trafic maritime de fret en France en 2025
En 2025, le volume total de fret transitant par les ports français (hors Mayotte) s’établit à 333,4 millions de tonnes, en hausse de 2,4 % par rapport à 2024, un niveau qui reste 7,3 % inférieur à celui de 2019. Cette augmentation est portée par les trafics de vracs, tant liquides que solides. Le trafic de conteneurs progresse légèrement. Le trafic de roulier est le seul en baisse en 2025.

Travail de nuit des chauffeurs VTC en 2024 : quels types de courses et quels profils ?
En 2024, la France compte plus de 71 000 chauffeurs actifs sur les plateformes de voitures de transport avec chauffeur (VTC). La moitié des courses a lieu entre 19 h et 7 h. Les courses depuis Paris sont plus fréquentes en début de nuit. Les horaires d’activité diffèrent selon l’âge des chauffeurs, les plus jeunes étant davantage actifs la nuit.

Les salaires dans le secteur des transports et de l’entreposage augmentent légèrement en 2024
Le salaire moyen d’un professionnel du secteur des transports et de l’entreposage a augmenté de 3,3 % en euros courants en 2024 pour s’établir à 2 718 euros nets par mois en équivalent temps plein (EQTP). Le salaire net moyen en EQTP augmente de 1,3 % en euros constants compte tenu d’une inflation encore marquée.

Mobilités : coûts externes et tarification des déplacements
Les coûts des diverses externalités générées par un déplacement de voyageur ou de marchandises sont, selon leur nature, supportés par d’autres usagers, par le système de transport, les collectivités territoriales, l’État ou l’ensemble des agents de la collectivité nationale. Face à ces coûts, le prix à payer pour ce déplacement n’est pas nécessairement fixé à un niveau correspondant à une utilisation optimale des ressources au sein de l’économie. Des mesures fiscales ou d’autre nature peuvent être mises en place pour améliorer les tarifications des transports. Leur conception pourra prendre en compte les estimations des coûts des externalités et des prélèvements présentées dans cette étude.

Climat

Comment les statistiques officielles peuvent contribuer à la lutte contre la désinformation environnementale et climatique
Les statistiques officielles ou publiques peuvent contribuer à la lutte contre la désinformation environnementale et climatique par la prévention, la détection et la riposte. À partir de comparaisons internationales, cette étude identifie cinq défis posés à la statistique officielle environnementale et présente 10 leviers d’actions pour y répondre.

Les émissions négatives de dioxyde de carbone : quels enjeux pour les politiques publiques
Les émissions négatives incluent les techniques d’élimination du dioxyde de carbone et les technologies de capture, stockage et usage du carbone. Encore récentes, ces techniques suscitent des interrogations quant à leur efficacité, leurs risques, leur intégration dans les politiques publiques, ainsi qu’à leur comptabilisation dans les efforts de décarbonation et de sobriété.

Énergie

Prix du gaz naturel en France et dans l’Union européenne en 2025
En 2025, le prix moyen TTC du gaz naturel facturé aux ménages français est en hausse de 8,6 % sur un an. Les taxes payées par les ménages représentent 29 % du prix. Le prix du gaz naturel pour les ménages français est supérieur de 19 % à la moyenne des prix de l’UE. Le prix du gaz pour les entreprises en France figure parmi les plus élevés de l’UE.

Prix de l’électricité en France et dans l’Union européenne en 2025
En 2025, pour les ménages français, le prix moyen de l’électricité TTC s’élève à 254,6 €/MWh. Les taxes progressent de 16,5 % avec la fin du bouclier tarifaire. Les ménages résidant en France disposent d’un prix de l’électricité 13 % en dessous de la moyenne européenne. Pour les entreprises, l’électricité est de nouveau compétitive par rapport aux autres pays de l’UE, avec un prix moyen français inférieur de 16 %.

L’activité de la pétrochimie en France baisse de 11 % en 2025
En 2025, la pétrochimie a consommé 5,3 millions de tonnes de matières premières pétrolières, en baisse de 11 % par rapport à 2024. Cette consommation reste à un niveau bas, inférieur de 32 % à celui de 2021. Les cinq vapocraqueurs encore en activité ont été moins sollicités qu’au cours des années précédentes, avec un facteur de service de 67 % en 2025, contre 90 % en 2024.

Les rénovations énergétiques par geste aidées par MaPrimeRenov’ en 2024
En 2024, 271 000 dossiers MaPrimeRénov’ pour des rénovations par geste (hors rénovations d’ampleur) ont été déposés et 246 000 ont été soldés. Le nombre de dossiers chute de moitié par rapport à 2023, en partie du fait d’un durcissement des conditions d’attribution de janvier à mai 2024. Les économies d’énergie conventionnelles sont estimées à 5,9 MWh/an par logement, et les réductions d’émission de gaz à 2,5 t CO₂ éq par logement et par an.

Les rénovations énergétiques d’ampleur aidées par l’Anah en 2024
En 2024, 91 900 logements ont engagé des rénovations d’ampleur avec l’une des aides dédiées de l’Anah, en hausse de 28 % sur un an. La rénovation d’ampleur cible plus spécifiquement les passoires énergétiques : 51 % des logements, soit 46 800 logements, et même 74 % de ceux bénéficiant de MPR Ampleur (part en hausse en 2024).