Ministères
Transition écologique
Aménagement du territoire
Transports
Ville et Logement
Lettre mensuelle - n° 14 - Octobre 2026
Des températures exceptionnelles tout au long de l’été 2026
Pour estimer la rigueur climatique, le SDES publie chaque mois les indicateurs de nombre de degrés-jours unifiés de chauffage et de refroidissement. Ces indicateurs synthétiques permettent de rendre compte de l’intensité et de la durée des périodes de froid et de chaud pour la population, et d’évaluer ainsi les besoins de chauffage ou de refroidissement. L’indicateur de nombre de degrés-jours de refroidissement apporte ainsi une mesure de l’ampleur des vagues de chaleur de l’été 2026 pour la population. Son niveau pour l’année 2026, calculé jusqu’en août, est déjà le plus haut jamais enregistré depuis le début du calcul de cet indicateur en 1990. Il est trois fois supérieur à la moyenne annuelle sur la période 1996-2025 et dépasse largement le niveau de 2003, qui constituait le précédent record.
Déchets et gaspillage alimentaires en France en 2024 : le gaspillage à domicile toujours prépondérant
En 2024, 10 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produites en France sur l’ensemble de la chaîne alimentaire.
Parmi ces déchets, 6,1 millions de tonnes sont considérées comme non comestibles (os, épluchures, etc.).
Les autres déchets s’apparentent au gaspillage alimentaire. Ils représentent 3,9 millions de tonnes, soit 56 kilogrammes par habitant.
PlanET (Planifier ses émissions territoriales) - Estimer ex ante les impacts GES des plans d’actions des collectivités locales
La méthode PlanET permet aux collectivités territoriales et services déconcentrés d’estimer ex ante l’impact de leurs plans climat en matière de réductions des émissions de gaz à effet de serre en complément de la déclinaison territoriale de la trajectoire SNBC (stratégie nationale bas-carbone) proposée par l’Ademe sur leur plateforme TeT (Territoires en transition). Elle a été élaborée dans une gouvernance élargie pour en faire la méthode open source de référence pour ces estimations. PlanET couvre les secteurs d’émissions de la SNBC : agriculture, bâtiments, transports, industrie, déchets, énergie et UTCATF (usage des terres, changement d’affectation des terres et foresterie).
L’état de conservation des habitats et des espèces remarquables continue de se dégrader en France
La dernière évaluation, portant sur la période 2019-2024, confirme la détérioration de la biodiversité remarquable : 67 % des évaluations sont défavorables et 39 % indiquent une tendance au déclin.
La part des habitats et des espèces évalués dans un état de conservation favorable diminue, passant de 26 % sur la période 2013-2018 à 22 % sur la période 2019-2024.
Les milieux forestiers et rocheux sont les mieux préservés, tandis que les milieux littoraux, humides et aquatiques figurent parmi les plus menacés.
Ces résultats s’appuient sur plus de 1 000 évaluations réalisées en France tous les six ans dans le cadre de la directive européenne Habitats, Faune, Flore.
En 2024, la précarité énergétique a augmenté dans un contexte de fin progressive des mesures exceptionnelles de soutien aux ménages
En 2024, sans la prise en compte du chèque énergie, 11,5 % des ménages vivant en France métropolitaine se trouvent en situation de précarité énergétique. C’est une augmentation de 0,7 point par rapport à 2023. Cette hausse s’explique principalement par celle des prix de l’énergie pour les ménages, elle-même expliquée en partie par la diminution progressive du bouclier tarifaire sur l’électricité, et la stagnation de la consommation énergétique des ménages, après une tendance baissière constatée ces dernières années. L’augmentation des revenus modère toutefois la hausse de la précarité énergétique.
Avec le bouclier tarifaire, 198 000 ménages sont sortis de la précarité énergétique. Le taux de précarité énergétique dans une situation sans bouclier tarifaire aurait été de 12,1 %. Avec prise en compte du chèque énergie, le taux de précarité énergétique s’élève à 10,3 %. Le chèque énergie distribué à 5,5 millions de ménages selon leurs conditions de ressources a permis une réduction du taux de précarité énergétique ciblée vers les ménages aux revenus les plus modestes.
La part de ménages en situation de précarité énergétique est plus élevée parmi les ménages principalement chauffés au fioul ou au chauffage urbain.
Chiffres clés de l’énergie - Édition 2026
En 2025, la branche énergie représente environ 2 % de la valeur ajoutée nationale. La facture énergétique pèse pour 46 Md€ dans le déficit commercial de la France, même si elle s’est réduite de 21 %. En 2024, dans un contexte de prix de l’énergie toujours élevés, les ménages, les entreprises et les administrations ont dépensé 219 Md€ pour satisfaire leur besoin en énergie et les ménages y ont consacré 9,3 % de leur budget.
La production nationale primaire représente 63 % de l’approvisionnement en énergie du territoire en 2025. Si la France importe désormais la quasi-totalité des énergies fossiles qu’elle consomme et en a progressivement diversifié la provenance géographique, elle est exportatrice nette d’électricité.
L’électricité et le gaz naturel, moins émetteurs de gaz à effet de serre que le pétrole et le charbon, se sont progressivement substitués à ces derniers dans les principaux secteurs d’activité économique, même si le pétrole demeure prépondérant dans les transports. Les énergies renouvelables occupent une part croissante dans le bouquet énergétique national, et représentent 24 % de la production d’énergie primaire en France en 2025.
Rapport du compte du logement 2025
Dans un contexte de moindre croissance de l’activité économique et des prix, la dépense de l’ensemble des agents économiques dans le domaine du logement progresse de 0,4 % en 2025, pour s’établir à 621 Md€. Cette légère hausse est portée par la progression des dépenses courantes (+ 1,9 %) tandis que l’investissement en logement recule de 4,4 %.
L’activité immobilière, qui s’élève à 364 Md€, progresse de 8,0 % en lien avec la reprise des acquisitions dans l’ancien malgré le recul de l’investissement en logements neufs.
Les aides au logement représentent près 46 Md€. Elles augmentent de 5,5 %, en raison notamment du rebond des aides liées au dispositif « MaPrimeRénov’ » et des aides personnelles au logement. Les prestations sociales, subventions d’investissement, avantages fiscaux et de taux, augmentent également en 2025. Les prélèvements sont en hausse.
Au fil des générations, les ménages plus modestes sont de moins en moins propriétaires
Le taux de ménages propriétaires dépend davantage de l’âge que de la génération : il progresse avec l’âge, passant de 54 % pour les 35-44 ans à 73 % pour les 65-74 ans.
À un âge comparable, le taux de propriétaires a baissé entre les générations nées dans les années 1940 et 1950, et celles des années 1960 et 1970. A contrario, il est un peu plus élevé en début de parcours pour celles nées dans les années 1980.
Les prix de l’immobilier, augmentant plus rapidement que les loyers depuis le début des années 2000, contribuent à expliquer les évolutions entre générations.
Parallèlement, l’accès au logement social des plus jeunes s’est nettement réduit.
Au sein d’une même génération, les inégalités d’accès à la propriété se creusent en fonction du niveau de vie, en nette défaveur des faibles revenus pour les générations plus récentes.